La santé dans le monde

Quatre causes essentielles de mortalité dans le monde

  • Les maladies non transmissibles
  • Les maladies infectieuses
  • Les traumatismes
  • Les carences liées à la sous-alimentation

Le revenu par personne fait varier les facteurs de maladie et de mortalité.
Dans les pays à hauts revenus, les maladies non transmissibles sont la principale cause de mortalité

  • Cancer, Diabète, Accidents Cardio-vasculaires et Respiratoires

Ces « maladies de civilisation » sont favorisées par les hauts revenus et les modes de vie:

  • Trop de sédentarité, Stress, trop d’abondance alimentaire

Les accidents et les maladies infectieuses (paludisme, tuberculose) ne comptent que pour moins de 10 %.
Dans les pays émergents à revenus moyens, ces mêmes pathologies (maladies de civilisation) sont la première cause de mortalité.
Dans les pays à faibles revenus, ce sont les maladies : paludisme, VIH, tuberculose, maladies transmissibles qui provoquent le plus de victimes : 61 %.
Il y a donc une inversion des facteurs de maladie entre les pays riches et les pays pauvres.

Au cours des vingt prochaines années, on devrait assister à une diffusion planétaire des maladies de civilisation, et à une redistribution des facteurs de mortalité.

Avec l’évolution de l’organisation des transports et des modifications des habitudes alimentaires et du climat plus chaud,vont émerger de nouvelles problématiques épidémiologiques.
Parmi les causes principales : l’urbanisation, l’industrialisation, la croissance économique avec toute l’évolution qui accompagne les phénomènes liés à la croissance.
Les grandes villes sont particulièrement concernées

  • Pollution, Centrales Electriques, Véhicules, Intérieur des Habitations
    La pollution en Chine provoquerait la mort prématurée de 300.000 personne par an

    • Sur les 7 milliards d’habitants que comptent désormais la planète, 3 milliards vivent en ville et en 2030 la population sera de 5 milliards.
    • La population urbaine augmente à peine dans les pays riches mais elle va s’accroître de 40 % dans les pays en voie de développement.

Cette urbanisation entraîne des modifications dans les modes de vie : voiture particulière, transports publics : la sédentarité augmente et les efforts physiques tendent à diminuer.

A cela s’ajoute le changement des habitudes alimentaires, les régimes deviennent plus riches en graisse, en sucre et en produits non frais et déjà préparés, ce qui prédispose au surpoids et à l’obésité favorisant ainsi le diabète et les maladies cardio-vasculaires.

L’obésité

Le Brésil a connu une urbanisation importante : en 1970, 56 % de la population vivait en ville ; en 2010, 90 %. L’augmentation de l’obésité semble en corrélation.
Au début des années 70, seulement 3 % des hommes étaient obèses ; en 2010 c’est 16 %. D’ici 2030, la situation devrait devenir aussi problématique qu’aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis, un adulte sur trois est obèse, soit 35 % de la population américaine.
Le Maire de New-York Michael Bloomberg veut interdire dans sa ville la vente de boissons sucrées de plus de 48 cl.
Cette proportion est encore plus importante dans le Pacifique Sud
La proportion de personnes atteintes d’obésité passe de 40 à 46 % de la population adulte.
Soit 55 à 65 % dans les Iles Samoa, Tonga et les Iles Cook, jusqu’à 71 % à Nauru.
Ces petits Etats Insulaires subissent de plein fouet les conséquences de leur entrée dans les flux des échanges mondiaux, des aliments importés d’origine industrielle sucrés et salés et gras ayant remplacé l’alimentation traditionnelle composée des tubercules et poissons.
Les efforts physiques ont diminué, la population prenant sa voiture pour aller au supermarché.
Au total, 1 milliard de personnes dans le monde est en surpoids dont 300.000.000 d’adultes, ce qui prédispose aux maladies cardio-vasculaires et au diabète.

Le diabète :

Le diabète touche 356.000.000 de personnes dans le monde (O.M.S.)

  • En Allemagne, 9 % de la population souffre de diabète, soit 7. 500 000 de personnes à l’origine de 54.000 décès annuels
  • en Inde, c’est 8% de la population, soit 51 000 000 de personnes à l’origine de 1.000.000 de décès.

Le diabète est peu présent pour l’instant en Afrique mais c’est sur ce continent que le diabète va connaître la plus grande progression : augmentation de la sédentarité, des produits industriels trop sucrés, trop salés.
Les classes moyennes devraient être les plus touchées.
Au MALI, le diabète touchait 1 % de la population en 1985 et 4 % aujourd’hui, soit 184.000 personnes. Pour une personne diabétique qui peut être dépistée, il y a 8 malades qui ignorent être atteints.
On se dirige vers une configuration de double fardeau dans ce pays. Les maladies non transmissibles comme le diabète vont venir s’ajouter aux maladies transmissibles. 61 % des personnes atteintes du VIH vivent en Afrique, soit 22.000.000 de personnes.
Le Qatar vient de décrocher le titre de « nation la plus obèse ».

Peuplé de 1.700.000 habitants dont 250.000 Qataris, l’Etat abrite 50 % d’adultes obèses (contre 35 % aux Etats Unis) et 17 % de diabétiques (contre 8 % aux Etats Unis).